" - [… ] notre monde n’est pas le même que celui d’Othello. On ne peut pas faire de tragédies sans instabilité sociale. Le monde est stable, à présent. Les gens sont heureux ; ils
obtiennent ce qu’ils veulent, et ils ne veulent jamais ce qu’ils ne peuvent obtenir. Ils sont à l’aise ; ils sont en sécurité ; ils ne sont jamais malades ; ils n’ont pas peur de
la mort ; ils sont dans une sereine ignorance de la passion et de la vieillesse ; ils ne sont encombrés de nuls pères ni mères ; ils n’ont pas d’épouses, pas d’enfants, pas
d’amants, au sujet desquels ils pourraient éprouver des émotions violentes ; ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent s’empêcher de se conduire comme ils le
doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le SOMA… […] "
Mustapha Menier, Grand Administrateur d’Europe Occidentale
Bon, je sais, je sais... mais mieux vaut tard que jamais… !!!
C’est sans doute dû au syndrome du sempiternel " Quoi ? Tu n’as jamais lu ce bouquin ? Mais tu sors d'où bonhomme ??? " que je n’avais jamais daigné, par pur esprit
de contradiction, ouvrir les premières pages du " Meilleur des Mondes " d’Aldous Huxley. Je suis tombé dessus l’autre jour par hasard, et donc, j’ai décidé de réparer mes
" lacunes " en m’en emparant avidement, caché dans un arbre avec un paquet de petit beurre, à l’insu de tous.
Le moins que je puisse dire, c’est que, après la relecture/préface de l’auteur ( effectuée 20 ans plus tard ) un peu saoûlante, je suis resté complètement scotché au roman, sans pouvoir le lâcher
d’un gramme de page.
C’est à la fois grotesque, terrifiant et passionnant.
Grotesque dans les personnages principaux ( ne serait-ce que dans leurs prénoms et noms " de famille ", un numéro de série aurait peut-être mieux fait l’affaire ) et dans les situations dans lesquelles ont les rencontre, dans lesquelles ils sont confrontés. Grotesque dans leurs habitudes, leur ressemblances, leur stérilité et leur superficialité commune. Grotesque mais logique : ils sont tous issus d’une éprouvette…
Terrifiant lorsqu’on commence à apercevoir le système de " castes " ( les Alpha, les Bêta, les Epsilon…) et la toute puissance du SOMA, efficiente drogue qui permet de " prendre
congé de la réalité " à toutes ces castes, de la supérieure " intellectuelle " à
l’ inférieure " corvéable " … " Gin de la victoire " ? ? ? C’est un parallèle un peu facile avec Orwell, certes, mais qui pose le problème
suivant : celui qui produit et distribue le SOMA est le véritable dirigeant… de la fourmilière !
Passionnant par l’histoire en elle-même, que je n’aurais pas ici l’audace de divulguée, mais qui grâce à un malencontreux " accident " nous confronte grosso modo cette utopie
glacée du " plaisir immédiat " avec la théologie " morale " du " plaisir à venir après la souffrance ".
Un excellent bouquin, à triple, quadruple, quintuple fond …
" Le Meilleur des Mondes " ( Brave New World ) – Aldous Huxley – 1932 – Pocket – ( traduction de l’anglais de Jules Castier )
Aujourd'hui, début des études, pour le récit-conte "F", de nos amis les "ienchs".
On commence par un vieil ami, le bull-terrier Oscar O'Riordan.
Rarement vu un chien aussi sympa et
aussi drôle.
Pour sa représentation dans le récit-conte, je me suis rappellé d'une anecdote hilarante :
Un jour que je le baladais dans un quartier de Paname, je remarquais que les gens changeaient de trottoir, un peu flippés à notre approche. Il est vrai qu'Oscar est impressionnant, mais
jamais encore je ne l'avais vu faire tant d'effet à nos contemporains. Arrivé à une boutique pour saluer le tôlier ami, ce dernier eût un bref mouvement de recul avec une moue horrifiée lorsque
j'entrais avec Oscar.
"- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? " me cria t'il en montrant de l'index la gueule d'Oscar.
C'est en baissant la tête vers Oscar que je compris tout : je lui avais distraitement donné un fond de casserole de raviolis, ce qui rendait sa gueule de grand blanc encore plus agressive que
d'habitude, maculée de sang à la sauce tomate !!!!
Donc je me suis plus dirigé vers le "requiem pour raviolis " pour l'allégorie :
J'aime pôs le bleu....
Ou plutôt, si j'aime le voir dans l'azur ou dans les reflets de l'exo-squelette d'une libellule, je ne le maîtrise pas du tout en peinture, et j'ai tendance à le fuir comme je fuirais une bande
de Stchtroumpfs en rut... Mes bleus tournent en effet bien vite au bleu canard, au gris ou au turquoise. Là, c'est une prérogative : je dois rester sur un bleu... euhh...bleu
!
Depuis que j'ai commencé de bosser sur ce projet de couverture, je ne cesse de chantonner une chansonnette composée il y a un bail par Gainsbourg ( chantée par une jolie nénette qui ne fit
pas carrière dans la chanson ) où il est question de piscine et de pull bleu-marine... Dois-je consulter ?
Ca s'annonce plutôt bien ( avec également des gravures ) !
– Vous me demandez quelque chose d’original et viril, moi je vous réponds : le "seppuku" que les vulgaires
appellent "Hara-Kiri" – terme argotique. Bon ça je ne le conseille pas à tout le monde car c’est un truc de sportif !
Mishima Tuvache
Même si c’est sous certains augures de rigolades et d’absurde profondément " Monty-Pythonnesque " qu’on aborde " Le magasin des
Suicides " de Jean Teulé, c’est un petit roman sincère, atypique et vraiment bien fichu que l'on découvre.
Si je ne peux ( ou veux ) pas
trop raconter la trame, je peux quand même décrire le décor. L’histoire se passe donc dans un magasin du futur ( noir le futur ) où les propriétaires et gérants ( vraisemblablement établis là
depuis plusieurs générations ), M. et Mme Mishima et Lucrèce Tuvache, vendent des marchandises ( corde de chanvre, revolver jetable à un coup, poisons en tout genre, parpaings de noyade etc )
destinées à se donner la mort.
Et la clientèle ne désemplie pas dans ce "Magasin des suicides". La vendeuse Lucrèce ne dis d’ailleurs jamais " au revoir " à ses malheureux clients ( et pour cause ! ).
Ce couple de commerçants " respectables " ont trois enfants : Vincent ( Van Gogh ? ), Marilyn ( Monroe ? ) et Alan ( Turing ? ). Et alors que Vincent et Marilyn sont
d’incurables désespérés de la vie, Alan, le cadet, pose vraiment un problème de taille à ses parents : il semble aimer la vie et déborde de joie de vivre, et change à toute la famille
sa morbide façon voir les choses…
Je parlais des " Monty Python " certes, mais, pour ma part, les fantômes d’André Franquin, de Nicolas Gogol, de Tim Burton ( ou l'influence de ce dernier plutôt, vu qu'il est
toujours vivant ) ou encore de Pierre Desproges ne rôdent pas très loin…
" Le Magasin des Suicides " - Jean Teulé – Pocket 2007
PS : Deux autres excellents et " immanquables " bouquins de Jean Teulé :
L'excellent " Le Montespan " et la géniale bande-dessinée " Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps " avec les dessins de Florence Cestac.
On vous avait pourtant prévenus :
Fumer nuit gravement à votre santé ainsi qu'à celle de votre entourage...
Bon vivement que je retourne à mes tendres lapins roses et autres petits caniches de l'amour qui me manquent tellement trop fort...
" Destination Lovecraft " - 2009 - 24 x 32 cm
Acrylique, harissa, dentifrice, encre et crayon sur papier kraft.
Bonjour à mes fidèles millions de lecteurs !
L'automne approchant, je ne pouvais plus vous faire douter plus longtemps de mon intention de continuer ce blog ou pas... Au cours de l'été qui s'achève, il fût question d'un Grand Chef
Apache, de longues scéances de méditation au bord du périph', de jouets qui couinent, d'une rave-expo-party nippo-flamenca, d'un déménagement à l'arrache, de crabes et d'éléphants géants...
mais je reviendrais dessus en temps voulu.
Quelques études aujourd'hui, celles d'un écrivain américain du siècle passé.
Mais qui est-il donc, cet auteur maudit, qui aimait les chats, mais pas le thon en boîte ?
Oui, qui est-il, ce nègre ascète dont l'ex-femme avait balancé sans scrupules toute une malle de lettres de ses fameuses correspondances peu après sa mort ?
...houellebecq? Ah non ! on m'informe qu'il n'est pas mort...
Philippe Douste-Blazy peut-être ? Non ? Ah : on m'informe qu'il n'est pas nègre....
Le Prince de Galles Charles ?
La réponse très très bientôt avec le résultat de ces crobards.
Et pour avoir supporté ces faces pathibulaires, en bonus, rien de telle qu'une zombinette nue aux formes généreuses :