Jeudi 13 novembre 2008

...c'est un peu long à raconter...

Sombre histoire de promotion cybernétique, de bateau pirate, de batailles et d'amour en mer...

Toujours est-il que je me suis régalé à commencer cette petite équipe de flibustiers à plumes, et que j'y reviendrais certainement dans peu de temps histoire de peaufiner un peu tout ça...

Alors, laissez-moi vous présenter :



Francis le Sniper

Le Marquis de Corvus, Hacker


Régis


Jean-Jacques Washington


Michel Livingstone


Par Ram-Ram - Publié dans : Bazar
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Vendredi 31 octobre 2008

Sais-tu que toutes les grandes fêtes ont leur patron ?

- Pour l’épiphanie ?
- Il y a les Rois Mages.

- Pour Pâques ?
- Il y a les Cloches et le Lapin.

- Et pour Noël ?
- C’est facile, c’est le Père Noël

Exactement. On dit d’ailleurs que les Tomptes, la Béfana, le Père Gel et Babouchka* lui donnent un petit coup de main... Il y a même une petite souris pour ramasser tes dents de lait et te laisser un cadeau en échange...

Et pour Halloween ? Qui est donc le grand patron qui gouverne la terrible et joyeuse fête d’Halloween ?

 

- Est-ce un fantôme, un vampire, une sorcière ?
- Non !

- Est-ce un loup-garou, un spectre, un squelette ?
- Non plus !

- Je ne sais pas moi... une citrouille peut-être ?

Ah, tu t’en approches, car c’est bien du patron d’Halloween que vient la coutume de creuser une citrouille pour en faire une lanterne grimaçante. Et ce mystérieux bonhomme, cette ombre qui hante les plaines lugubres, cette forme étrange qui va de porte en porte les veilles de Toussaint s’appelle Jack O’Lantern, Jack la Lanterne, l’Esprit d’Halloween.

Et voici son histoire.


 * En Norvège, ce sont les Tomptes, des petits lutins, qui apportent les jouets des enfants; en Italie, c’est le rôle de Béfana la gentille sorcière tandis qu’en Russie, ce sont le Père Gel et Babouchka, la bonne grand’mère, qui se chargent de cette mission.

Yannick Dantec - 1999



Ne me voyez pas comme une victime de la mode ( nord-américaine ) qui a transformé la Toussaint en une grosse opération marketing ( deux mois avant Noël : l'aubaine  ! ) depuis quelques années, mais plutôt comme un quelqu'un qui est resté un grand gamin, qui aime faire et avoir peur pour de faux, addict à vie aux araignées en plastiques et aux squelettes en caoutchouc...

Et puis plus simplement, et sérieusement,  je considère qu'une fête qui honore la mémoire de nos défunts a bien plus de sens que la célébration d'une obscure, lointaine et improbable "immaculée conception"...

Donc, si je vous parle d'Halloween, c'est que c'est ce soir, pauvres vivants !, et que j'ai bossé sur un bouquin traitant de la fable originelle de Jack O'Lanterne il y a quelques années. J'avais assez pris mon pied en faisant des recherches intéressantes, et le texte ( de Yannick, un ami ) était vraiment pas mal, s'inspirant de la véritable légende Irlandaise. ( à la base celle d'un ivrogne qui vend son âme au diable pour se taper une cuite le soir de la Toussaint avant de devenir un fantôme après avoir roulé et pourri l'existence de Lucifer, qui le fout à la porte de l'Enfer  !!! ). On l'a joué plus soft.

J'ai retrouvé quelques illustrations échappées du feu et des déménagements sauvages. Elle ont été principalement réalisées à l'aquarelle ( format 18 x 45 cm )

Je vais essayer de vous résumer brièvement l'histoire en image ( le texte est depuis longtemps perdu dans les limbes, je n'en ai retrouvé que l'intro ci-dessus.... ) :

Nous sommes dans l'Irlande du XVIIIème siècle, dans le village de Limerick où vit le pauvre Jack O'Pumpkin, le cultivateur de citrouilles :


Un jour qu'il revient du marché, dépité car il n'a vendu aucun de ses cuccurbitacées,  il tombe sur un vieillard qu'il sauve d'un mauvais pas. Le vieillard ( un sorcier ) lui propose de lui exaucer trois voeux ... Et Jack décide donc de demander au vieillard d'éxaucer trois voeux étranges :

- Que celui qui s'asseoit sur son fauteuil ne puisse en sortir sans son autorisation
- Que celui qui touche à l'un des fruits de son poirier ne puisse s'en détacher sans son autorisation
- Que celui qui fouille son sac de jute soit happé et prisonnier du sac en question

Le sorcier s'éxécute en le traitant de fou et disparaît.

Quelques temps plus tard, une terrible famine s'abat sur l'Irlande, et dans des bois obscurs, alors qu'il pourchasse un lapin, il tombe sur :
El Diablo !!!!!


Et le Diable va lui proposer un marché : en échange de son âme, qu'il viendra chercher dans un an et jour, il promet à Jack richesse et opulence ! Et Jack, qui ne pense qu'aux estomacs vides de ses six enfants, accepte le marché...

De retour chez lui, il découvre ses citrouilles devenues énormes, emplies de chair savoureuse :


Il n'a aucun mal, le lendemain à les vendre à prix d'or au marché, aux pauvres gens victimes de la famine ( et à en partager aussi avec les plus pauvres hein.... ) et deviens vite riche et important.

La suite, vous vous en doutez, est une succession de scènes où le diable va être berné et maltraité par Jack....

A là fin, Lucifer  va carrément finir avec un tison enflammé planté dans une fesse, et résiliera le contrat établi avec Jack, sauvant ainsi l'âme du cultivateur de citrouilles...



Jack coule donc des jours heureux jusqu'à sa mort... Doté d'une citrouille ( représentation de son travail de vivant ) il commence l'ascension vers les cieux....

Mais les portes glacées du paradis lui sont closes, et il entend un genre de St Pierre lui annoncer  :

" Toi qui vécu des bienfaits du Diable, va t'en donc voir celui à qui tu dois ta fortune !!!!!! "

Et aux portes de l'Enfer, fermées elles aussi,  il entend une voix paniquée :

" Ne le laissez surtout pas entrer !  Il m' a joué tant de tours pendables de son vivant que je suis obligé de m'asseoir avec trois coussins désormais !!!! Qu'il parte !!! Il n'a pas sa place parmi nous !!!! "


Donc, Jack, n'ayant sa place ni en enfer, ni au paradis, deviens fantôme et la légende raconte que son ombre grimaçante n'est visible que le soir de la toussaint, d'Halloween, le 31 octobre.... ce soir !!!!


Allez, dormez-bien les petits !
( Ouch ! je l'aurais alimentée aujourd'hui ma poubelle de blog !!!! )


Par Ram-Ram - Publié dans : Poubelle & coins de nappe
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Jeudi 23 octobre 2008

" Les accords de Nouméa, signés en 1998, ont officialisé le mot kanak et l’ont rendu invariable, soulignant la dimension paternaliste et coloniale du terme usuel canaque . "




Ecrit en 1998 par Didier Daeninckx, " Cannibale" débute dans la Nouvelle-Calédonie des années 1970-80, avant de faire un saut en arrière de plus de 50 ans, avec le récit autobiographique de Gocéné, kanak " expédié " à Paris pour l’Exposition Coloniale de 1931.


On va assister à une histoire hallucinante, celle de deux jeunes kanak, Badimoin et Gocéné, échappés de l’exposition et arpentant la capitale comme deux fugitifs, à la recherche d’une partie de leurs frères, incessamment sous peu ré-expédiés au zoo de Francfort dans le cadre d’un odieux " échange"...


Et le Paris que vont visiter les deux amis malgré eux va s’avérer noir et crépusculaire…
Un Paris à la Tardi...


Alors qu’ils sont poursuivis par la police dans les couloirs de la Gare de l’Est, un homme leur vient en aide, mais pas " n’importe lequel "  :


"  […] - Tout le monde nous court après, et toi tu nous aides. Pourquoi ? Tu ne nous connais pas, tu ne sais rien de nous…
- On a un peu la même couleur, bien que vous ne veniez pas d’Afrique, et quand des Noirs sont poursuivis par des policiers, je ne sais pas pourquoi, je suis du côté des Noirs. Moi je suis sénégalais. Je suis né en Casamance. Presque tous les jeunes de mon village sont morts à Verdun. A cause des gaz…Les soldats blancs ne voulaient plus monter à l’assaut, et c’est à nous, les tirailleurs des troupes coloniales, que le général a demandé de sauver la France. On s’est dégagé de la boue des tranchées au petit matin sans masques, poussés par la police militaire et les gendarmes qui étaient protégés, eux, et qui abattaient les frères qui essayaient de fuir le nuage de mort… Je me suis jeté dans un trou d’obus. Il y avait un cadavre. Je me suis barbouillé avec son sang, et j’ai fait comme si j’avais été touché… Le nuage planait au-dessus de moi… Je n’en n’ai respiré qu’un peu… Cela fait quatorze ans que je suis sorti de ce trou, mais le souvenir est toujours là, devant mes yeux. […] "

C’est un petit bouquin d’utilité publique : lisez-le les gens !



" Cannibale "
- Didier Daeninckx – 1998 – Gallimard



A lire aussi du même auteur et sur le même sujet ( et on y retrouve Gocéné ! ) : " Le retour d’Ataï " aux éditions Verdier

 

Par Ram-Ram - Publié dans : Bibliothèque
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Lundi 20 octobre 2008





En visite de "crobardage" au Musée du Quai Branly, j'ai pu y revoir d'intéressantes collections. Je vous conseille d'ailleurs vivement d'aller y jeter un oeil,une narine ou un orteil. Parfois on se demande si l'on ne s'est pas perdu dans une expo des costumes de "Mad Max" ou d'"Alien"...

D'ailleurs en parlant d'Aliens...

Alors que je prenais des notes sur les derniers masques rituels africains que j'avais esquissés, mon stylo-plume m'a soudain fait faux-bond; il a fui abondamment ! Je me suis donc retrouvé bien poire, en plein musée, les mains pleines d'encre...

Arrivé aux toilettes et après m'être nettoyé les pognes, quelle-ne fût pas ma surprise de tomber, accrochée au sèche-main, sur cette... chose :




Un Masque Rituel  !
Certainement oublié là par un conservateur ou un restaurateur négligeant et bien peu consciencieux...

Sa matière étrange rappellait un peu le plastique, à la fois dur et flexible...
Mais à quelle tribu barbare pouvait bien appartenir ce masque à la terrible effigie grimaçante ?
Pour quel obscur rituel animiste, aussi impie qu'abominable, était-il utilisé ???

Certes pris de quelque scrupule mais sachant depuis mes précédentes aventures que le cauchemar a déjà commencé et qu'une mission célèste m'a été confiée, j'ai caché la relique au fond de mon sac avant de prendre congé...

J'attends maintenant, dans la peur et l'angoisse, le retour du Professeur Barzoï ( voir
le crâne des étoiles ), pour le moment en mission scientifique sur un chantier de fouilles de vestiges  précolombiens aux alentours de Zurich, afin que nous puissions l'étudier avec son super-ordinateur...

Mais que représente ce masque ? S'agit-il d'un objet stellaire ? Du casque d'un pilote Extra-terrestre, issu d'une technologie hyper-spatiale ??? ....Hâtez-vous de rentrer Professeur Barzoï !



Par Ram-Ram - Publié dans : Crobards/ Etudes
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Vendredi 17 octobre 2008



Je voue un culte innommable à son travail…

J’égorge des caniches et j’écartèle des poissons-chats en psalmodiant son nom, au bois de Vincennes,  chaque nuit de noire lune… Je révère Môonsieur Frédéric Bézian, l’un des plus grands auteurs de Bandes dessinées de tout les temps. ( et merci à Mam’zelle Cui-Cui de Malakoff de me l’avoir fait découvrir, il y a longtemps déjà ). 

Vous pensez que j’abuse ? Que j’ai encore trop forcé sur le babybel ? Et vous avez sans doute raison mais c’est que vous n’avez probablement pas, pauvres mortels, frissonné de terreur en parcourant les planches du Maître dans "La Trilogie Sarlech"…

...ça fout vraiment la trouille…
 




On a affaire à de l’angoisse et du malaise quasiment palpable à chaque page, décrits à grand renfort de traits ultra-nerveux . J’ai d’ailleurs parfois l’impression qu’il trempe carrément un cutter suraiguisé dans de l’encre de chine avant de dessiner ses planches. Il n’empêche , ses personnages et ses décors sont somptueux, servis par une gamme de couleurs fantastiques. Beau à pleurer.


Ses trois histoires ( en une ) me rappellent grandement la " Chute de la Maison Usher " de Poe, avec son univers "glauquo-incesto-décadent" des grandes familles bourgeoises du 19ième, avec une touche de Maupassant et de Kafka en plus , et sa grandiose " Danse des Morts " m'a souvent rappellé l’univers désespéré d’H.P. Lovecraft.


 A lire seul, une nuit d’orage, à la lueur d'un cierge, dans une église en ruine située en pleine forêt…


Trilogie Adam Sarlech

- Adam Sarlech - 1989
- La chambre nuptiale - 1991
- Testament sous la neige – 1993 -
Version intégrale 2001 - Les Humanoïdes Associés

Sa fiche/bibliographie sur bdparadisio

Par Ram-Ram - Publié dans : Bibliothèque
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Jeudi 16 octobre 2008

" [...] Non seulement le loup est irréfutable, mais il est nécéssaire. Si nous ne réussissons pas à lui faire un peu de  place sur cette planète, cela voudra dire que nous n'en n'aurons plus pour nous-mêmes. Ni pour nos productions, ni pour nos aventures, ni pour nos mythes, ni pour nos poèmes, ni pour nos arts et nos rêves [...] "

Yves Paccalet - 1994 -


Ayant passé pas mal de  nuits de boulots avec ce fantastique animal pour un projet de bouquin qui va peut-être voir un jour la lumière, j'ai appris à un peu plus le connaître, l'apprécier pour ensuite m'en passionner...

Une chose assez révélatrice de ce que les mythes & contes peuvent vous imprégner  : au tout début de mes études et croquis, il m'était impossible de ne pas le représenter d'une façon autre que "féroce et sanguinaire " ( un peu comme cette représentation héraldique médiévale ci dessous  ).



Depuis quelques "petites" décennies, la tendance s'inverse, et il ne faut vraiment pas s'en plaindre...
Le loup est peut-être "à la mode", mais c'est ce qui va peut-être permettre de le sauver... 






Pour reparler de sa "sanguinaire nature", je me rappelle une phrase de mon pote et maître André Franquin que j'avais lue gamin et qui m'avait bien marqué :

"L'homme est un loup pour l'homme a dit je ne sais plus quel romain. Il insultait le loup.On a toujours voulu faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous !!!! "


Par Ram-Ram - Publié dans : Crobards/ Etudes
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Mardi 14 octobre 2008


 
    

Et tel un Jack the Ripper des transports en commun, je choisis des femmes seules... ça évite d'avoir à m'expliquer avec l'éventuel compagnon haltérophile ou pugiliste en cas de repérage....

Par Ram-Ram - Publié dans : Crobards/ Etudes
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Lundi 13 octobre 2008



Rarement une bande dessinée, ou tout ouvrages confondus d’ailleurs, ne m’a autant ému que " Les pilules bleues " de Frederik Peeters ( Et c'est dire car  dieu sait si j’ai un cœur de pierre ! ). C’est un bouquin à mettre sur la même étagère que " Maus " de Art Spiegelmann ou " Persepolis " de Marjane Satrapi, bijou qui a véritablement sa place dans cette fantastique génération de bds autobiographiques.

Mais surtout : ne pas le laisser prendre la poussière sur cette étagère, car c’est un bouquin à prêter, à offrir, à partager, à transmettre…




Ses dessins et son univers sont à tomber, son humour est incisif et l’histoire qu’il raconte est avant tout une superbe et touchante histoire d’amour ( oui , çà existe ! ). Et on est loin de tomber dans le mélo ( même si les yeux picotent sérieusement à certains passages…), tellement le récit est bourré de trouvailles narratives intelligentes et de petites idées géniales…
Touchant, et en plein dans le mille.


" Les Pilules Bleues "
Frederik Peeters – 2001 – Editions Atrabile – Collection Flegme

 ( Allez voir aussi son tout récent et excellent BLOG d'un tout autre style... )

PS : Et merci encore à Hélène.

Par Ram-Ram - Publié dans : Bibliothèque
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Lundi 13 octobre 2008

Une amie m'a offert ce cadeau l'année dernière. Je pense que sa féminine intuition avait vraisemblablement démasquée la nature profonde de mes plus inavouables fantasmes...



Je voudrais d'ailleurs compléter ma collec'... Alors ceux qui savent où je puis me procurer l'imam, le rabbin, le shaman yakoute et le pasteur peuvent me contacter par e-mail.


Par Ram-Ram - Publié dans : Bazar
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Lundi 13 octobre 2008

Toile sur "étagère"  tirée d'un crobard que j'avais effectué au Musée d'Orsay d'une sculpture de Paul Dardé ( 1913 ) intitulée "l' Eternelle Douleur", représentant une tête de gorgone décapitée... ( j'aurais dû rajouter plus de dreadlocks ophidiennes... )



L'éternelle douleur  - 2008 - 70 x 35 cm - Acrylique sur bois



Par Ram-Ram - Publié dans : Toiles/ Illustrations
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C'est qui lui ?

  • : Alex Ram
  • ocreoctobre
  • : Illustrateur Spagetthophage
  • : 18/08/1977
  • : Paris Moulinsart

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