" Les écrits vous ont appris que Muad’Dib n’avait sur Caladan aucun camarade de jeu de son âge. Les dangers
étaient bien trop grands. Mais Muad’Dib avait de merveilleux éducateurs et amis. Ainsi, Gurney Halleck, le guerrier-troubadour. Tandis que vous avancerez dans ce livre, vous chanterez
certaines de ses ballades. Muad’Dib avait aussi Thufir Hawat, le vieux Mentat, le Maître Assassin du Duc, Thufir Hawat qui suscitait la terreur même dans le cœur de l’Empereur Padishah
lui-même. Et il y avait aussi Duncan Hidao, le Maître d’Armes du Ginaz, et le docteur Wellington Yueh, dont le nom, noir de trahison, rayonnait pourtant de connaissance… Et Dame Jessica, qui
éducait son fils à la manière Bene Gesserit ainsi que, bien sûr, le Duc Leto, dont on ignora longtemps les vertus paternelles."
Extrait de Histoire de Muad’Dib enfant par la Princesse Irulan
Impossible de passer à côté du monde de « Dune », le chef d’œuvre de Franck Herbert…
Un grand univers, tragique, violent et féodal, baroque et très bien foutu. Et une plongée dramatique dans un avenir lointain hallucinant, une tragédie grecque moderne que Shakespeare aurait
adorée, j’en suis certain.
Très riche, ne serait-ce qu’en termes utilisés :
Planétologie, Langage de bataille, Kwisatz Haderach, Martyrs Fremens, Bene Gesserit, Bene Tleilax…
Ça change des sabro-lasers, des Ewoks et des djédailles….
Deux « Maisons » s’affrontent dans une guerre totale: Les Harkonnens de Geidi Prime et Les Atréides de Caladan, sur un fond d’excellentes intrigues et sur les sables d’une antique planète :
Arakkis, plus connue sous le nom de Dune, réservoir de la puissance stellaire absolue, l’épice ( parallèle évident avec le pétrole bien sûr ) qui est la seule capable de faire voyager les
milliards d’humains qui peuplent l’Empire Galactique.
C’est vraiment excellent. Un découpage cinématographique/théâtral quasiment parfait.
Et je vous invite surtout à lire les préquelles de Brian, le fiston, à savoir
« La Maison des Atréides »
« La Maison des Harkonnen »
« La Maison des Corrino »
On découvre dans ces trois bouquins la jeunesse de Léto Atréides, de la Révérende Mère Gaius Helen Mohiam et celle de Vladimir Harkonnen mais aussi celle de Gurney Halleck et de Duncan Hidao,
tous deux originaires de Geidi Prime ( Existences abominables : on comprends d’ailleurs alors la haine totale que ces deux -excellents- personnages vouent aux Harkonnens … ).
Je me suis par contre arrêté au « Messie de Dune ». A mes yeux ça devient vraiment trop délirant et « messiano-mystique » par la suite…( Les Enfants de Dune, L'Empereur Dieu de Dune
etc…).
Le fiston Brian a, par contre, fait du très bon boulot avec son ami Kevin J.Anderson, en puisant dans les notes du padre ( selon la rumeur enfermées dans le coffre d’une banque... ) C’est
hyper savoureux, et une fois commencé le premier tome, on ne peux lâcher que très difficilement l’univers.
« La Maison des Atréïdes » - 2000
« La Maison des Harkonnen » - 2001
« La Maison des Corrino » - 2002 – Brian Herbert et Kevin J.Anderson - Traduit de l’américain par Michel Demuth – Robert Laffont et en poche chez Presses Pocket. ( couvertures
de Sparth )